Des sources responsables du ministère des finances ont révélé que la mauvaise gestion des projets, en cours de réalisation, durant l’année dernière ont couté au gouvernement 771 milliards de dinars, soit 10.5 milliards de dollars. Ce montant a été consacré pour la réévaluation des projets, chose qui a poussé le premier ministre Ahmed Ouyahia et son ministre des finances à imposer un contrôle et de prohibition sur les ministres du staff gouvernemental.
* Nos sources ont affirmé que les rapports qui ont atterris sur le bureau du président Bouteflika et le premier ministre Ahmed Ouyahia, avant l’élaboration du projet de loi de finance pour l’exercice prochain, ont révélé que la « facture » de la réévaluation des projets est sur la courbe ascendante, malgré les mises en garde émises par Bouteflika, en personne, lors de l’une de ses réunions avec les ministres en 2008. Ces « factures » ou bien enveloppes financières pourront être allouées comme étant des budgets supplémentaires pour la réalisation de grands projets promotionnels.
Les rapports archivés, dont Echorouk détient des copies, affirment que le montant alloué par le gouvernement pour la réévaluation des projets de l’année en cours est estimé à 771 milliards de dinars, soit 10.5 milliards de dollars. Cette enveloppe financière est conséquente puisque elle est suffisante pour réaliser un projet de la trempe de l’autoroute est-ouest, dont le montant s’élève à 11 milliards de dollars.
L’enveloppe financière « gaspillée », dont un nombre de secteurs ministériels en sont responsables, ainsi que quelques éléments qui bloquent la réalisation de projets, est suffisante pour la couvrir la réalisation de 500 mille logements promotionnels et non pas sociaux. Cela dit, l’enveloppe financière destinée pour la réévaluation des projets pour l’année en cours, pouvait être utilisée pour tenir le quart (1/4) de la promesse faite par le président de la république quant à la réalisation de deux millions de logements durant le présent quinquennat.
Les documents en notre possession prouvent que la réévaluation des projets durant le quinquennat, à savoir la période qui s’étend entre 2005-2009, a atteint 896 milliards, soit 9.11 milliards de dollars.
Cette « salubre » situation de gaspillage de deniers publics sous couvert de légalité et juridique, a contraint le premier ministre Ahmed Ouyahia à promulguer une instruction en date du 22 juin 2010, portant des précisions pour tous les membres du staff gouvernemental, et des mises en gardes sur la nécessité d’éviter la réévaluation des projets, surtout que Ouyahia avait déclaré qu’aucune demande de réévaluation du programme ne sera prise en compte si cette demande n’est pas accompagnée d’une proposition du trésorier.
Le projet de loi de finances pour l’exercice prochain, dont Echorouk possède une copie, indique que le gouvernement a alloué un montant d’une valeur de 331.1 milliards de dinars pour la réévaluation des projets. Cette valeur a enregistré une baisse considérable estimée à 57%, comparée à l’exercice en cours, qui a atteint 771 milliards de dinars, ce qui veut dire que le premier ministre Ouyahia a commencé l’application de son instruction.
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