ALGERIE MON AMOUR
bienvnue ! veuillez vous identifier ou vous enregistrer si vous n'etes pas membres

ALGERIE MON AMOUR

forum algerie mon amour, un espace d'echange entre les algeriens partout dans le monde
 
CORANCORAN  AccueilAccueil  PortailPortail  GalerieGalerie  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partager | 
 

 histoire du FOOT-BALL

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Algerien
ami
ami


Masculin
Nombre de messages: 342
Age: 30
Localisation: http://algeria.easyforumpro.com
Date d'inscription: 25/04/2007

MessageSujet: histoire du FOOT-BALL   Lun 4 Juin - 21:22

L'article original ci-dessous est paru en 1979 dans FIFA News. L'auteur fut le Dr Wilfried Gerhard qui à l'époque était le chef de presse de la Deutscher Fussball-Bund.

L'histoire
moderne même du football s'étend sur 100 bonnes années. Elle a débuté
en 1863, au moment où en Angleterre le rugby et le football-association
se sont séparés. C'est alors qu'a été fondée la plus ancienne
fédération de football du monde, la Football Association (Angleterre).
Les deux
formes de jeu ont la même origine, tous deux ont une longue généalogie
aux ramifications étendues. Durant cette "préhistoire", on connut au
moins une demi-douzaine de jeux divers, se ressemblant plus ou moins à
maint égard où l'on peut retracer le développement historique du
football, chose qui a été faite. Certes, on peut parfois contester le
bien-fondé de certaines déductions. Mais pourtant deux choses sont bien
établies: déjà avant des milliers d'années le ballon était joué du pied
et l'on n'a aucun motif de considérer que le fait de jouer le ballon du
pied est une forme secondaire dégénérée du jeu de balle "plus naturel"
de la main.

Bien
au contraire. A part la nécessité dans une mêlée ne connaissant souvent
aucune règle et où le corps était utilisé dans un jeu dur -où l'on se
servait aussi des jambes et des pieds- afin de lutter pour le ballon,
il semble qu'il y ait eu déjà très tôt l'idée que le fait de maîtriser
le ballon des pieds était particulièrement difficile et que cela
nécessitait donc une adresse particulière. La forme la plus précoce,
qui peut être prouvée de façon sûre au point de vue scientifique
représente l'exercice d'une telle adresse. Elle date de la Chine des 3e
et 2e siècles, avant le calcul du temps. Il existe un manuel datant de
la période de la dynastie de Han, traitant de la formation militaire,
et l'on y trouve dans les exercices physiques le "Ts'uh Küh".





Une boule de cuir remplie de plumes et de cheveux devait être bottée
avec le pied dans un petit filet dont l'ouverture était d'environ 30-40
cm, fixé à de longs poteaux de bambou. C'était un exploit qui devait
certainement nécessiter une très grande adresse et une bonne technique.
II existait à part cela une autre version, où les joueurs ne pouvaient
pas viser leur but sans être dérangés, mais ils devaient faire usage
des pieds, de la poitrine, du dos et des épaules -non pas seulement de
la main- pour jouer et s'affirmer face aux attaques d'un adversaire. La
technique du ballon si artistique des joueurs d'élite actuels n'est
donc pas aussi nouvelle qú'on veut souvent le prétendre.
De
l'Extrême-Orient, une autre forme est aussi originaire, le kemari
japonais, dont on a rapporté pour la première fois environ 500-600 ans
plus tard et qui se joue encore à l'heure actuelle. C'est un jeu de
football circulaire, bien moins spectaculaire, mais par contre plus
solennel, plus digne, un exercice cérémoniel. Certes, il requiert de
l'adresse, mais n'a certainement pas le caractère belliqueux du jeu
chinois et en aucune façon la forme d'une lutte pour le ballon. Les
joueurs évoluent dans un espace relativement restreint et se
transmettent le ballon, sans qu'il doive toucher le sol.
Dans le
cas du jeu grec "Episkyros", on voyait davantage d'animation, mais peu
nous a été transmis à ce sujet, de même pour le jeu "Harpastum" romain.
Dans le cas des Romains, le ballon était plus petit, deux équipes
jouaient sur un terrain carré l'une en face de l'autre. Ce terrain
était délimité par des lignes principales et partagé par une ligne de
milieu. Le ballon devait être transporté derrière la ligne principale
de l'adversaire. On faisait des passes, des feintes, les joueurs de
chaque équipe avaient déjà diverses tâches tactiques, et le public
prenait bruyamment part avec eux en Grande-Bretagne, mais il est
douteux qu'on puisse le considérer comme un précurseur important du
football. Il en est de même du "hurling", jeu populaire auprès de la
population celte et qui est encore joué en Cournouaille et en Irlande.
Il a pu y avoir des influences. Mais dans tous les cri, le
développement décisif du jeu que nous connaissons sous le nom de
football à l'heure actuelle, a eu lieu en Angleterre et en Ecosse.
Le
jeu qui adoptait les formes les plus diverses locales et régionales, du
XIIe au XIXe siècle, s'épanouit dans les Iles Britanniques et devint,
après certains raffinements, le football que nous connaissons bien -et
donna lieu, dans une autre direction, au football rugby- se distingue
au point de vue de ses caractéristiques énormément des formes connues
avant.




Il
était moins soumis aux règles, plus puissant, plus spontané et la
plupart du temps il ne connaissait aucune limitation quant au nombre
des joueurs. Souvent il y avait "lutte" entre des villages et petites
villes entiers: sur les routes, les places, à travers les champs, en
passant par-dessus les haies, les palissades et les cours d'eau. Le
croc-en-jambe -comme presque tout également- était permis, mais il y
eut certainement des jeux où l'utilisation des pieds -vu la grosseur et
le poids du ballon- ne pouvait être envisagée pour le transport du
ballon, servait plutôt de moyen pour arrêter l'adversaire. (d'ailleurs
la grosseur et le poids du ballon même après l'établissement réel des
Lois du Football en 1863 ne fut normalisé définitivement que neuf ans
après). Jusqu'à cette date, on s'entendait au moment de conclure un
match suivant les cas, comme dans le cas d'un match entre Londres et
Sheffield en 1866. C'est à cette occasion qu'il y eut aussi, pour la
première fois, une durée de match convenue dune heure et demie.
Dans la
catégorie du "football de masse" ne connaissant ni limitation du nombre
des joueurs ni des règles établies de façon trop mesquine -suivant un
ancien manm de Workington, Angleterre, tous les moyens étaient permis,
à part le meurtre, homicide, pour faire atterrir le Ballon dans le but-
on voit par exemple le "foo ball Shrovetide", tel qu'il est encore joué
actuellement le mardi gras dans certains centres traditionnels: à
Ashbourne dans le Derbyshire, par exemple. Mais il est moins débauché
et ne connaît plus de pertes de vie et nombres de blessés importants
comme on dit que cela avait été le cas dans les siècles précédents.
Il
paraît que ce jeu est d'origine anglo-saxonne. Diverses légendes
existent quant à sa première apparition. La tradition veut, à
Kingston-on-Thames et aussi de façon similaire à Chester, que la toute
première fois on avait joué avec la tête d'un prince décapité qui avait
été portée dans un cortège de triomphe. Par contre, à Derby on remonte
encore plus loin dans les origines: durant la fête de l'amitié qui
avait eu lieu après une victoire sur les Romains au IIIe siècle.
Malgré
les légendes de Kingston et de Chester, le fait que le jeu joué dans la
patrie des Anglo-Saxons n'ait pas été transmis à l'époque sur le
continent et qu'on ne trouve pas mentionné dans la littérature
anglo-saxonne primitive, mais ne figure que dans une source Celte -où
l'on mentionne un jeu de balle, avant la conquête des Normands- parle
contre cette origine anglo-saxonne.
Par
contre, une autre possibilité se présente quant à l'origine. Alors
qu'un football de masse était joué dans les premiers siècles sur l'Ile,
florissait en France, avant tout en Normandie et en Bretagne, un jeu
tout à fait identique. C'ste peut-être la lutte pour le ballon sous
cette forme qui a été apporté en Angleterre par les Normands.
L'image
est réellement embrouillée et compliquée -bien plus compliquée que les
simples lois de ce genre de jeu, pour autant que l'on peut parler de
règles en somme.



Il
apparaît seulement certain que dans beaucoup de cas outre
l'impétuosité, la force et l'adresse qui étaient déployées, même de
façon chaotique et turbulente, les coutumes païennes, avant tout les
rites de fécondité, jouaient un rôle. Le ballon, à cet égard, était le
Symbole du soleil. Il devait être conquis, pour qu'on s'assure une
bonne récolte, laquelle dépendait tellement du soleil. Le dit ballon
devait être joué autour d'un champ ou sur celui-ci, afin d'assurer
prospérité aux cultures. Il s'agissait donc de défendre le ballon
contre l'attaque de la partie adverse.
Les jeux entre
les hommes mariés et jeunes gens qui ont subsisté pendant des siècles à
certains endroits d'Angleterre, ou le jeu célèbre entre les femmes
mariées et célibataires à Inveresk (Ecosse) à la fin du XVIIe siècle
(les femmes mariées, suivant peut-être une prescription, doivent y
avoir gagné régulièrement) donnent l'idée qu'il s'agit de la même
tendance. Et le football féminin est vraisemblablement bien moins
nouveau qu'on veut bien souvent le croire.



Certes,
les érudits peuvent diverger d'opinion quant à l'origine du jeu et aux
influences provenant du domaine cultuel, mais il y a une chose qu'on ne
saurait contredire: pendant plus de mille ans le football a prospéré
dans les formes primitives les plus diverses, justement sur le
territoire que nous appelons la "mère-patrie du football" -avant tout
l'Angleterre et l'Ecosse, mais aussi l'Irlande et le Pays de Galles.
Une série d'interdictions et de sommations plus ou moins rigoureuses
prouvent combien l'autorité désapprouvait vivement l'enthousiasme
manifesté pour le football et en même temps, même si elles proféraient
de sévères menaces de punition contre ceux qui pratiquaient ce sport,
combien les autorités supérieures étaient impuissantes à cet égard. Si
tel n'avait pas été le cas, elles n'auraient pas du constamment
intervenir.
Déjà en
1314 le Lord-Maire de Londres se vit contraint de publier une
interdiction, disant que le football n'était plus autorisé à
l'intérieur de la ville à cause du trop grand bruit habituel, sous
peine de prison. Le roi Edouard III publia en 1331 une ordonnance
énergique, visant à réprimer le football qui était un scandale public.
C'est de la même époque que datent des interdictions identiques en
France également.
Pendant
la Guerre de Trente Ans entre l'Angleterre et la France de 1338 à 1453,
la Cour n'éprouvait pas non plus beaucoup de faveur à l'égard du
football, mais cette fois pour d'autres raisons: Edouard III, Richard
II, Henri IV et Henri V punirent ceux qui s'adonnaient au football,
étant donné que ce passe-temps favori de leurs sujets, les empêchait de
s'adonner à l'exercice nécessaire pour faire d'eux des soldats
accomplis. Cela concernait tout particulièrement le tir à l'arc, vu que
les tireurs constituaient une partie importante et de valeur de l'armée
anglaise.



Tous
les rois écossais, au XVe siècle, se sentirent obligés de publier des
sommations et interdictions énergiques contre le football. L'édit
publié par le Parlement convoqué par Jacques Ier après Perth en 1424
est tout particulièrement célèbre:



"Personne ne doit jouer à football." Mais tout cela ne servit guère. Il
était impossible d'éliminer la vogue des bagarres pour le ballon.



La
"fièvre" du football doit avoir sévi avec une impétuosité particulière
en Angleterre durant l'époque élisabé'thaine. A l'enthousiasme
manifesté dans le pays pour le football est peut-être venue s'ajouter
l'influence de l'Italie de la Renaissance. Dans ce dernier pays, avant
tout à Florence mais aussi à Venise et dans d'autres villes, on avait
connu au XVIe et au XVIIe siècle le "calcio", forme de jeu typiquement
italienne, qui avait certainement des règles mieux établies. Ce jeu
avait lieu dans les grandes manifestations de gala et les équipes
portaient des livrées multicolores -comme c'était le cas à Florence où
des matches avaient lieu régulièrement les jours de fête- et cela a du
être un spectacle impressionnant. Mais en Angleterre, comme auparavant,
le jeu demeura grossier et peu élégant, toutefois à l'époque il trouva
une personne en vue pour le recommander, mais il le fit pour d'autres
raisons que d'accorder aux joueurs la joie d'avoir des mêlées autour du
ballon. Richard Mulcaster, grand pédagogue, directeur des écoles bien
connues de Merchant Taylor' et de St. Pauls, vit qu'on pouvait tirer de
ce jeu des valeurs éducatives positives. ll prouva que le football
favorisait la santé et la force, qu'on devait seulement y éliminer la
trop grande brutalité, qu'il serait utile pour le jeu qu'on limite le
nombre des joueurs dune équipe et qu'enfin la présence d'un arbitre
rigoureux était bien nécessaire.

Jusqu'à
cette époque, la résistance opposée au football se fondait avant tout
sur des considérations pratiques: en effet, an estimait que le jeu
donnait lieu à des mêlées et à des dommages matériels. Ce fut le cas à
Manchester en 1608, où une nouvelle interdiction était justifiée par le
fait que dans le cas du football tant de vitres étaient cassées. Mais
au cours du XVIe siècle il y eut des attaques d'une autre direction:
Alors que le puritanisme se répandait, on s'éleva vivement contre les
divertissements "libertins"; à cette catégorie appartenait le sport
également, et avant tout le jeu de football. On trouva qu'en premier
lieu il troublait le repos du dimanche. De telles attaques furent
d'ailleurs également dirigées contre le théatre où les puritains
engagés voyaient une source de paresse et de vices. C'est alors qu'on
vit commencer les dimanches anglais dépourvus de spectacles qui
devinrent permanents à l'époque du Commonwealth et de la domination des
puritains. (Et pourtant on rapporte d'Olivier Cromwell que dans sa
jeunesse il avait été un robuste joueur de football). A l'avenir, le
football fut tabou le dimanche et l'est demeuré pendant 300 bonnes
années. Ensuite, il a pu être joué à nouveau le dimanche, tout d'abord
officieusement et ensuite avec la reconnaissance officielle de la
Football Association, mais cela est demeuré dans de modestes limites.

_________________
http://algeria.easyforumpro.com


Dernière édition par le Lun 4 Juin - 21:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://algeria.easyforumpro.com
Algerien
ami
ami


Masculin
Nombre de messages: 342
Age: 30
Localisation: http://algeria.easyforumpro.com
Date d'inscription: 25/04/2007

MessageSujet: Re: histoire du FOOT-BALL   Lun 4 Juin - 21:22

Mais
toutes ces influences ne réussirent pas à éliminer le football de
l'Ile, quelque énergiques que furent les mesures prises contre lui. A
Derby, des tentatives se répétèrent constamment de 1731 à 1847, de la
part des autorités, de supprimer le football de masse dans les vies. On
vint même à évoquer la loi contre la sédition pour arriver à ses fins.

A tout bien considérer, au cours de plusieurs siècles, le développement
du football ne connut guère de progrès. Le sport qui avait été
constamment interdit pendant 500 ans, n'avait pu, certes, être
supprimé, mais il demeura grossier, brutal et ne connut pas de règles.
Ce n'est qu'au début du XIXe siècle qu'on, vit apparaître un tournant:
le football dans les écoles et tout particulièrement dans les célèbres
"public schools" devint toujours plus populaire. C'est dans ce cadre
qu'il se renouvela et fut rendu plus raffiné.



Le
jeu demeura relativement non réglé comme auparavant, c'est-à-dire qu'au
fond il n'y eut aucune forme normalisée du jeu. Bien plus, chaque école
eut sa propre version, chacune d'elles ayant partiellement de fortes
différences par rapport aux autres. Mais de beaucoup dépendait -à part
le fait de s'en tenir aux tendances traditionnelles- des places de jeu
à la disposition. Là où on devait jouer dans des cours d'école, pavées
et murées, il n'y avait plus aucune possibilité pour fonder un jeu de
masse désordonné. C'est ainsi que, suivant des hypothèses
particulières, ce furent les écoles de Charterhouse et de Westminster,
outre Gelles d'Eton, Harrow, Windres et Shrewsbury qui virent la
naissance du jeu. Cette fois c'était davantage l'adresse lors de
dribbles que l'énergie déployée dans la mêlée qui avait de
l'importance. D'autre part, les écoles telles que Chaltenham et Rugby
tendirent davantage au jeu grossier, où le ballon pouvait également
être joué à la main et même porté. Toutes ces formes primitives
connurent un élan particulier, au moment où dans les milieux éducatifs
on ne vit plus le football comme étant exclusivement l'occasion pour
les jeunes de faire du tapage, mais on reconnut en lui des valeurs
éducatrices éventuelles. En premier lieu, il servit utilement à écarter
les gens de faire usage d'autres possibilités de distraction moins
désirables, par exemple fivrognerie et les jeux de hasard, mais
finalement une conception s'établit, qui introduisit le "culte du jeu"
des "public schools". On vit dans le football, jeu d'équipe, un moyen
excellent d'encourager la loyauté, l'esprit de sacrifice, la
coopération mutuelle et la soumission suivant les conceptions de
léquipe. Les matches figurèrent officiellement au plan d'études et la
participation au football devint obligatoire. C'est le Dr Thomas
Arnold, Directeur de l'Ecole de Rugby qui donna une impulsion
déterminante dans ce sens.
C'est à Rugby, en 1846, que furent établies sur une base réellement obligatoire les premières règles du jeu.
Mais celui-ci continua à être brutal. C'est ainsi, par exemple, qu'il
était permis d'attaquer des pieds les jambes de l'adversaire au-dessous
du genou. Mais il n'était pas permis de retenir ladversaire et en même
temps d'attaquer son tibia. Le jeu de la main était également permis,
et depuis qu'en 1823 William Webb Ellis, à l'étonnement de sa propre
équipe et de l'adversaire courut une fois le ballon sous le bras, on
autorisa aussi de porter le ballon.




Beaucoup
d'autres écoles reprirent les règles développées à Rugby, et d'autres à
nouveau s'opposèrent à cette forme de football - par exemple: Eton,
Harrow et Windrester. Il n'y était pas permis de porter le ballon à la
main et l'utilisation du pied venait en tout premier lieu. Charterhouse
et Westmisnster également se déclarèrent pour le jeu sans l'utilisation
des mains. Toutefois, elles restèrent dans leur propre univers,
contrairement à certaines des autres écoles et à leur tour elles furent
à l'origine de la propagation d'un jeu de leur propre version.

Enfin, en 1863 le développement adopta un tournant décisif. A l'Université de Cambridge,
où en 1848 déjà on avait entrepris, dann les milieux des anciens
étudiants des diverses écoles, d'unifier la multiplicité des versions,
on tenta à nouveau de trouver une base commune et de fixer des règles
qui fussent acceptables pour tous. C'est alors que la majorité se
déclara contraire aux habitudes si grossières consistant à faire des
crocs-en-jambes, à marcher sur le tibia de l'adversaire et autres. On
refusa aussi d'autoriser les joueurs à courir en portant le ballon.
Après ce résultat, la fraction favorable au rugby se retira. Elle
aurait peut-être renoncé aux attaques contre les tibias -ce qui fut
d'ailleurs également éliminé des lois du rugby par la suite- mais non
pas à la possibilité de jouer le ballon de la main et de le porter. La
rencontre de Cambridge constitue une tentative d'apporter de l'ordre
dans la jungle des règles. Mais l'élan déterminant fut donné à la suite
d'une série de matches qui eurent lieu à Londres durant les derniers
mois de cette même année 1863. Onze Clubs et écoles londoniens,
désireux de régler les matches disputés entre eux en ayant des
principes exacts contenus dans un règlement valable pour tous,
envoyèrent leurs représentants à la Taverne des Francs-Maçons le 26
octobre 1863, date de fondation de la Football Association. Les points
litigieux éternels: le fait de marcher sur le tibia, les crocs-en-jambe
le port du ballon furent discutés à fond à cette occasion et firent
encore l'objet de toute une série d'autres rencontres. C'est enfin le 8
décembre qu'à la dernière réunion, les défenseurs acharnés de la
version du rugby -qui étaient du reste en minorité- s'en allèrent
définitivement. Ils ne voulaient pas participer à un jeu où les
crocs-en-jambe et le fait d'attaquer le tibia de l'adversaire étaient
interdits, de même que le port du ballon de la main. C'est à propos de
ce dernier point que les esprits divergèrent définitivement. C'est donc le 8 décembre 1863 que le football et le rugby se séparèrent.
Cette divergence devint encore plus évidente 6 ans après, au moment où
les lois du football interdirent le jeu de la main en général (et non
seulement le fait de porter le ballon de la main).
En 1871,
soit huit ans après la fondation de la Fédération anglaise, celle-ci
comprenait déjà 50 Clubs. La méme année on vit l'introduction de la
première compétition de football organisée du monde: la Coupe
d'Angleterre, inaugurée ainsi 17 ans avant le Championnat de ligue.

_________________
http://algeria.easyforumpro.com
Revenir en haut Aller en bas
http://algeria.easyforumpro.com
Algerien
ami
ami


Masculin
Nombre de messages: 342
Age: 30
Localisation: http://algeria.easyforumpro.com
Date d'inscription: 25/04/2007

MessageSujet: Re: histoire du FOOT-BALL   Lun 4 Juin - 21:23

Alors qu'on ne parlait guère de
football organisé sur le continent et dans les autres parties du monde,
des matches inter-nations avaient déjà lieu en Grande-Bretagne. Le
premier opposa l'Angleterre et l'Ecosse en 1872. C'est alors qu'avec
l'essor que connut le football organisé, attirant déjà alors un nombre
étonnamment élevé de spectateurs, il se présenta également les
problèmes que d'autres pays ne devaient rencontrer que bien plus tard -
ainsi la question du professionnalisme. Les premières mentions à cet
égard datent déjà de 1879. Un petit club du Lancashire, Darwen, avait
obtenu deux fois un résultat nul sensationnel contre l'équipe Old
Etonians qu'on jugeait invincible: enfin les amateurs londoniens
célèbres demeurèrent vainqueurs au troisième match. Deux joueurs de
l'équipe de Darwen -les Ecossais John Love et Fergus Suter- doivent
avoir été les premiers joueurs à être rémunérés. De tels cas devinrent
plus fréquents, et en 1885 déjà la Football Association se vit
contrainte de légaliser officiellement le professionnalisme. Cela se
produisit exactement quatre ans avant la fondation des premières
associations nationales de football en dehors de Grande-Bretagne:
celles des Pays-Bas et du Danemark.

La
Football Association, Angleterre, association nationale de football la
plus ancienne du monde, vit ensuite la fondation des associations
nationales d'Ecosse (en 1873), du Pays de Galles (en 1875) et
d'Irlande, Belfast (en 1880). Au moment où le premier match
inter-nations de l'histoire du football eut lieu, les Anglais, au point
de vue strictement formel, n'avaient encore aucune association
partenaire avec qui ils pouvaient jouer. L'Ecosse et l'Angleterre se
rencontrèrent à Glasgow le 30 novembre 1872 - il n'y avait encore
aucune association nationale écossaise (eile ne fut fondée que trois
bons mois après). Ce fut donc tout simplement l'équipe du plus ancien
club écossais, Queen's Park FC, qui joua contre l'Angleterre.

Le
football se répandit en dehors de Grande-Bretagne, avant tout grâce à
l'influence britannique. Les progrès furent d'abord lents et ensuite
toujours plus rapides dans le monde entier. Après les Pays-Bas et le
Danemark (en 1889), on vit la fondation des premières associations
nationales suivantes: Nouvelle-Zélande (1891), Argentine (1893), Chili,
Suisse et Belgique (1895), Italie (1898), Allemagne et Uruguay (1900),
Hongrie (1901), Norvège (1902), Suède (1904), Espagne (1905), Paraguay
(1906) et Finlande (1907). Au moment où la FIFA fut fondée à Paris en
1904, sept pays y déléguèrent leurs représentants: en tant que
fondateurs: France, Betgigue, Danemark, Pays-Bas, Espagne (représentée
par le Madrid FC), Suède et Suisse. La Fédération allemande (Deutscher
Fussball-Bund) déclara le même jour son affiliation, par télégramme.
Par la suite,
la communauté internationale du football se mit à croître constamment,
tout en connaissant nombre d'obstacles et de revirements momentanés. En
1912, déjà 21 associations nationales étaient affiliées à la Fédération
Internationale de Football Association, en 1925 il y en avait 36, en
1930 -année de la Première Coupe du Monde- 41, en 1938 S1 et en 1950,
après une interruption momentanée survenue pendant la guerre, au moment
où eut lieu la troisième Coupe du Monde, 73. A l'heure actuelle, la
FIFA compte 146 associations nationales affiliées dans toutes les
parties du monde. Environ 300'000 Clubs y sont affiliés - dont presque
200 000 en Europe seulement. 600 000 équipes environ alignent près de
16 millions de joueurs participant régulièrement aux matches.

_________________
http://algeria.easyforumpro.com
Revenir en haut Aller en bas
http://algeria.easyforumpro.com
 

histoire du FOOT-BALL

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» histoire du FOOT-BALL
» La Confédération africaine de football (CAF) Une histoire de famille égyptienne qui se perpétue
» vivre sa passion du foot ball jusque dans la tombe
» Equipe algérienne du foot ball
» Classement mondial des clubs de football: l'ES Sétif à la 189e place

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ALGERIE MON AMOUR :: centres d'intérêt :: rubrique Sport-